Début 2026, l’Ordre des experts-comptables Auvergne-Rhône-Alpes présente son budget. Paul Chabrillat, trésorier, décrypte les grandes orientations.
Le cap est clair : stabilité et continuité. Le budget 2026 s’inscrit dans la lignée de l’exercice précédent, avec des recettes quasi identiques à celles de 2025. « Nos ressources reposent essentiellement sur les cotisations des membres, dont le nombre reste stable, tout comme leur montant », souligne Paul Chabrillat. La profession regroupait près de 25 000 personnes en 2025 (+2 % par rapport à 2024).
Côté dépenses, même logique. L’Ordre maintient une gestion rigoureuse de ses frais de fonctionnement, malgré les travaux de rénovation de ses bureaux. Leur lancement en 2026 entraînera un déménagement temporaire des élus, un surcoût compensé par des économies sur d’autres postes.
Priorités réaffirmées et moyens réajustés
Si l’enveloppe globale reste maîtrisée, certaines lignes évoluent par réaffectation. Les missions régaliennes, notamment le contrôle qualité, voient leur budget augmenter de 30 % par rapport à 2024. Cette hausse s’explique par l’intensification des contrôles depuis 2025 et le renforcement des équipes de contrôleurs.
Le comité régional du stage bénéficie également d’un effort significatif, avec des moyens qui ont presque doublé entre 2024 et 2026. « Nous avons renforcé ce dispositif, avec l’organisation d’une deuxième journée de départ », précise le trésorier. Même dynamique du côté des représentants départementaux, au plus près des territoires.
Certains clubs sont mis en avant cette année. Le Club numérique, dédié à l’accompagnement vers la facturation électronique, voit son budget quasiment doublé afin de multiplier les journées d’information et les interventions. La montée en puissance des enjeux de cybersécurité s’est traduite par la création d’un comité, d’un numéro vert et l’organisation de rencontres, générant une hausse des dépenses.
Dès cette année, des pénalités financières seront appliquées aux cabinets n’ayant pas réglé leur contribution avant le 31 mars. Cette mesure vise à garantir l’équité entre les membres et à limiter les coûts de recouvrement. « Le taux d’impayés reste inférieur à 1 %. Mais ces retards mobilisent de manière disproportionnée les équipes administratives, alors que la majorité des confrères respecte leurs obligations. »


