Coupé du monde pour gravir le Kilimandjaro

Une transat en voilier. Pédaler sur les routes de l’Atlas au Maroc. Voyager en Orient-Express. Finalement, ce fut l’ascension à pied du Kilimandjaro, le plus haut sommet d’Afrique, qui domine la savane tanzanienne. « Je voulais vivre un été 2026 qui sorte de l’ordinaire et qui me demande une forme de dépassement personnel. J’ai choisi un trek de sept jours en Tanzanie pour atteindre les quelque 6 000 mètres auxquels culmine cette montagne située dans le nord-est de la Tanzanie », raconte Guillaume Paour, expert-comptable à Lyon. Coureur de fond, il a gravi la montagne par la voie Machame, réputée relativement accessible, avec pour seule préparation son entraînement de sportif. Il était toutefois accompagné de guides et de porteurs expérimentés. « Le plus difficile a été de supporter les nuits, sous tente, sans équipement vestimentaire adapté aux -25 °C à -30 °C. Je passais deux à trois heures chaque nuit à me masser les doigts de pied pour éviter les engelures. Le froid a réellement été mon Everest… » Guillaume Paour retient de cette aventure « une très belle expérience sur le plan humain et sportif ainsi qu’une introspection personnelle qui repousse nos propres limites et nous confronte à nos contraintes ». Son attrait pour la montagne n’en a été que fortifié. Il s’est promis de mieux s’équiper en vêtements techniques pour la prochaine ascension…
Guillaume Paour, expert-comptable