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L’innovation managériale et la génération Z passées au peigne fin

Alors que le monde dans lequel nous évoluons ne cesse de se transformer, du fait des derniers bouleversements économiques, écologiques et géopolitiques, nos méthodes de travail se voient à leur tour modifiées en profondeur. Et les cabinets d’expertise comptable ne dérogent pas à cette tendance.

Sandrine Oeuvrard, formatrice en management et leadership, et coach professionnelle en partenariat avec l’Ifaura depuis cinq ans, est intervenue à deux reprises auprès des professionnels du chiffre afin de présenter ces nouvelles formes de management. Au programme de ces webinaires : l’innovation managériale, exposée le 14 juin dernier; puis le management de la génération Z, analysé le 18 septembre. Deux sujets distincts qui sont pour autant interconnectés, assure l’experte. « Le contexte actuel doit nous amener à réinterroger nos postures managériales. Nous ne pouvons pas rester figés dans des postures qui fonctionnaient avant. Il est intéressant de s’inspirer de différentes méthodes regroupées dans ce qu’on appelle l’innovation managériale. »

Un management sur mesure

Quels conseils pour un meilleur management en cabinet ? Sandrine Oeuvrard repère certains points à développer. « Deux clés me semblent fondamentales. Un collectif d’associés qui prend le temps nécessaire pour bien fonctionner ensemble, car la manière dont la tête du cabinet réagit a un impact sur le management de l’ensemble du cabinet. Si la gouvernance ne coopère pas bien, c’est tout le collectif qui va dysfonctionner, explique-t-elle. Également, la culture du feed-back est fondamentale. Les équipes qui ont la capacité de se dire les choses développent beaucoup plus de performance collective que les autres. »

Attirer les jeunes collaborateurs

« Liberté, unicité et temporalité courte : tels sont les besoins de la génération Z en entreprise », raconte Sandrine Oeuvrard. Face au manque d’attractivité et aux difficultés de recrutement au sein de la profession, l’experte en management donne des clés de compréhension à propos des envies professionnelles des jeunes générations. « Pour répondre au besoin de liberté de cette génération, la clé est de coconstruire un cadre de collaboration solide. Même si le concept peut sembler contre-intuitif, le cadre génère de la liberté. Il faut également donner des signes de reconnaissance, des feed-back individualisés à chacun pour répondre au besoin de se sentir reconnu dans sa singularité, son unicité, précise-t-elle. Enfin, face au rapport de temporalité courte de ces jeunes, une seule clé : s’assurer qu’ils ne s’ennuient pas avec des challenges, des projets
transverses, des projets nouveaux ! »