Le processus de VAE est long et exigeant, comme lorsque le candidat suit le cursus initial du DCG ou du DSCG. Souvent issue d’une démarche personnelle d’un collaborateur, la VAE peut aussi être proposée par un cabinet pour valoriser les compétences d’un salarié. Décryptage du déroulement du parcours.
La VAE s’adresse à des professionnels qui jouissent d’une solide expérience dans un métier. « Les textes disent minimum un an. Nous constatons qu’un candidat doit s’appuyer sur au moins cinq ans de pratique dans ses fonctions pour réellement avancer des compétences en lien avec les diplômes DCG ou DSCG », explique Didier Vermare, accompagnateur des candidats à la VAE pour ces diplômes au sein du Greta Lyon Métropole.
S’engager dans un processus de validation des acquis de l’expérience met en perspective ses compétences pour gravir un échelon au sein d’un cabinet. La démarche est normée et encadrée. « Se faire accompagner pour trouver dans son parcours toutes les compétences attendues dans le diplôme donne davantage de chances au candidat. Il doit raconter, démontrer, prouver grâce à des situations professionnelles concrètes qu’il a acquis toutes les compétences relevant des diplômes. Le jury attend des preuves. »
La démarche est ainsi longue et exigeante. « L’accompagnement soutient le candidat dans la valorisation de son parcours et lui donne une méthodologie pour aller dans le niveau de détail qui apporte la preuve de ses compétences, unité par unité. » Le DCG compte 13 unités et le DSCG 7, qu’il faut donc valider en une ou plusieurs fois. Rigueur, persévérance, ténacité, motivation, organisation, capacité à écrire et à détailler son expérience professionnelle sont les principales qualités dont doit faire preuve le candidat à la VAE.
Les dossiers sont à déposer sur la plateforme Cyclade chaque année, fin février pour le DCG et fin août pour le DSCG. Les oraux se tiennent, la même année, fin mai pour le DCG et fin octobre pour le DSCG. « Les résultats sont délivrés en même temps que ceux de la formation initiale, soit en juillet pour le DCG et en décembre pour le DSCG, souligne Didier Vermare, car les diplômes d’État de ces professions réglementées ont exactement la même valeur. »
Les étapes clés :
- contacter le réseau local des Dava (dispositifs académiques de validation des acquis) sur le site vae.education.gouv ;
- suivre la réunion d’information proposée par un accompagnateur afin de prendre connaissance dans le détail des échéances et du travail à fournir ;
- déposer sa demande constituée d’un dossier simple et d’un CV détaillé, pour que le Dava étudie la recevabilité du candidat
- s’adjoindre le soutien d’un accompagnateur est conseillé pour constituer le Livret 2, recueil détaillé des expériences en lien avec les unités du diplôme visé ;
- remettre le Livret 2 au jury, qui convoque le candidat à un oral pour lui demander des informations complémentaires, poursuivre son évaluation et rendre ses conclusions.
Trois issues :
- la validation totale de l’ensemble des unités du diplôme visé : le candidat obtient le même diplôme que ses confrères ;
- la validation partielle : « Toutes les unités ne sont pas validées mais elles pourront l’être dans le futur, commente Didier Vermare. La démarche peut s’inscrire sur une durée de huit ans maximum. Il est possible que les candidats valident des unités en plusieurs années si le parcours professionnel s’enrichit de nouvelles missions ou si le candidat passe les unités manquantes en candidat libre » ;
- la non-validation.
